À Port-au-Prince, la séquence politique a franchi une étape décisive avec la signature du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », présenté comme un cadre de sortie de crise et de refondation institutionnelle. La cérémonie a réuni partis politiques, acteurs de la société civile, représentants diplomatiques et médias, dans un climat volontairement solennel.
Dans son intervention, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a mis l’accent sur la responsabilité collective face à l’impasse actuelle, exhortant les signataires à dépasser les intérêts partisans. Le chef du gouvernement a insisté sur la primauté de l’intérêt national comme condition préalable à toute transition crédible.
Présenté comme un engagement moral autant que politique, l’accord repose sur l’acceptation du pluralisme, la franchise dans le dialogue et la recherche d’un consensus minimal autour du processus électoral. Selon le Premier ministre, la restauration de la confiance publique passe nécessairement par des élections transparentes et incontestables.
Au-delà du calendrier électoral, l’exécutif lie la stabilité à des facteurs structurels : amélioration de la sécurité, relance économique, inclusion de la jeunesse et assainissement des pratiques publiques. Le pacte est ainsi conçu comme une trêve politique destinée à créer les conditions d’un apaisement durable et d’un renouveau démocratique en Haïti.