Lorsque l’institution chargée de défendre les droits des femmes ne parvient pas à incarner elle-même ces principes, la crédibilité de son action est mise en cause. Le débat actuel soulève de sérieuses interrogations sur la cohérence entre les missions affichées et les pratiques administratives.
La défense des droits des femmes ne peut se limiter à des discours ou à des initiatives symboliques sans impact réel. Elle doit se traduire par des décisions concrètes respectant le quota constitutionnel et favorisant une réelle participation féminine aux espaces de pouvoir.
Selon le communiqué, la ministre de la Condition féminine, Pedrica Saint-Jean, aurait joué un rôle dans une décision ayant conduit à la révocation d’une femme directrice générale. Cette situation aurait abouti au remplacement de celle-ci par un homme, malgré la disponibilité de profils féminins compétents au sein de l’administration.
Cette décision est présentée comme ayant contribué à réduire davantage la présence des femmes aux postes de direction générale. Sur 18 ministères, seules trois femmes occuperaient aujourd’hui de telles fonctions, ce qui souligne une régression préoccupante.
Dans ce contexte, les signataires estiment que l’État doit démontrer son engagement par des actes transparents et cohérents. Sans cela, la promotion de l’égalité entre les sexes risque de rester un principe déclaratif sans application réelle dans la gouvernance publique.