Au cours du procès tenu à Miami concernant l’assassinat du président Jovenel Moïse, des manquements importants dans l’enquête ont été exposés.
Un agent du FBI a admis ne pas avoir relevé d’empreintes digitales ni procédé à des analyses ADN sur la scène du crime, visitée seulement huit jours après les faits.
Des impacts de balles et des traces de sang, potentiellement liés à Martine Moïse, ont été observés mais n’ont pas été exploités, tandis que plus de 40 pièces à conviction collectées restent non analysées.
La défense des accusés, soupçonnés d’avoir recruté des mercenaires colombiens, dénonce une enquête incomplète et suggère la possible implication d’autres acteurs, remettant en cause la solidité de la thèse de l’accusation.
Ces révélations fragilisent le dossier poursuivi par le ministère public et contribuent à un climat de fortes tensions judiciaires et politiques autour du procès.