Le gouvernement américain a confirmé l’expulsion de l’homme d’affaires haïtien et ancien candidat à la présidence, Pierre Réginald Boulos, après environ huit mois de détention sur le sol américain. La décision s’inscrit dans un dossier lié à des accusations de soutien à des groupes armés opérant en Haïti.
Selon les autorités, l’intéressé est soupçonné d’avoir contribué à des activités de violence et d’appui logistique à des gangs, aggravant ainsi l’instabilité en Haïti. Le département d’État, dirigé par Marco Rubio, a estimé que sa présence aux États-Unis était incompatible avec les intérêts de la politique étrangère américaine, notamment les efforts de stabilisation du pays caribéen.
Une juridiction spécialisée en immigration a ordonné son éloignement du territoire. Les autorités américaines ont ensuite procédé à son transfert vers la Colombie, un pays tiers ayant accepté de l’accueillir, les règles en vigueur empêchant une expulsion directe vers Haïti.
Dans une déclaration officielle, l’administration américaine a réaffirmé sa position, indiquant qu’elle ne permettrait pas à des personnes bénéficiant d’un statut légal de rester sur son territoire si elles sont accusées de soutenir des organisations violentes à l’étranger. Cette mesure s’inscrit dans une série d’actions visant plusieurs personnalités haïtiennes soupçonnées de liens avec des groupes armés.