Le procès fédéral lié à l’assassinat de Jovenel Moïse a connu un nouveau rebondissement mardi à Miami avec des déclarations controversées des avocats de la défense. Durant sa plaidoirie, l’avocat d’Arcangel Pretel Ortiz - l'un des responsables de la compagnie CTU - a soutenu que « des policiers haïtiens ont tué Jovenel Moïse », tout en affirmant qu’Ariel Henry était considéré comme un allié de Joseph Félix Badio dans une démarche visant à éliminer le chef de l’État.
Ces déclarations ont relancé les débats sur l’implication de responsables haïtiens dans cette affaire qui continue de diviser les versions présentées devant la justice américaine. Selon la défense, l’opération ne peut être attribuée uniquement aux anciens militaires colombiens déployés lors de l’attaque contre la résidence présidentielle.
L’avocat de Walter Veintemilla - l'un des bras financiers de la CTU - a également rejeté toute implication directe de son client dans le meurtre. Il a affirmé devant le tribunal que son client « ne savait rien de cet assassinat », avant de désigner « Jaar et Badio » comme les principaux responsables.
Les procureurs fédéraux continuent toutefois de défendre la thèse d’un complot organisé entre la Floride et Haïti pendant plusieurs mois. D’après l’accusation, les accusés auraient participé au recrutement d’anciens soldats colombiens pour mener l’opération contre Jovenel Moïse, avec l’appui présumé de plusieurs intermédiaires haïtiens.