De nouveaux éléments jugés sensibles ont été exposés dans le cadre du procès relatif à l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse. Ces révélations proviennent du témoignage de l’ex-officier colombien Germán Alejandro Rivera García devant une juridiction fédérale.
Selon ses déclarations, certains membres du groupe impliqué dans l’opération se percevaient comme des figures quasi mystiques, allant jusqu’à se présenter comme des « anges vengeurs ». Cette dimension symbolique aurait été encouragée par Arcángel Pretel Ortiz, décrit comme ayant attribué des identités d’archanges aux participants.
Le témoin affirme avoir été recruté sous de fausses promesses, croyant initialement participer à une mission de sécurité en Haïti. Il soutient que la véritable nature du projet ne lui aurait été révélée que progressivement, après plusieurs tentatives avortées visant à neutraliser le président.
D’après son témoignage, la décision d’exécuter l’assassinat aurait été arrêtée quelques semaines avant le 7 juillet 2021. Condamné à la réclusion à perpétuité, Germán Alejandro Rivera García coopère désormais avec la justice dans l’espoir d’une réduction de peine, tout en reconnaissant un sentiment de responsabilité personnelle dans les faits reprochés.