Après plus de quatre jours de détention à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), le directeur de la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE), Antoine Jean Simon Fénelon, ainsi que neuf autres employés, ont été libérés ce vendredi. Ils avaient été arrêtés dans le cadre d’une enquête portant sur des passeports présumés émis en dehors des procédures officielles.
Au cœur de cette affaire figurent deux documents suspects, qui auraient été produits en marge du circuit administratif normal. L’intervention des autorités judiciaires s’est traduite par une série d’arrestations rapides au sein de la DIE, suscitant interrogations et critiques quant à la méthode employée.
Entendus par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Fritz Patterson Dorval, les concernés ont finalement été relâchés après examen du dossier. Selon des éléments issus de l’enquête, un rapport de la DCPJ conclurait à l’absence de responsabilité directe du directeur dans les faits avancés.
Cette évolution met en lumière des failles dans la gestion initiale du dossier, certains observateurs dénonçant une précipitation des autorités policières et judiciaires. L’arrestation de hauts cadres avant l’établissement clair des responsabilités soulève des questions sur le respect des procédures et la rigueur des enquêtes.