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L’ONU reconnaît l’esclavage comme le « crime le plus grave contre l’humanité » : la France appelée à intensifier son engagement

25 mars 2026

15:06

À l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’esclavage, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, le 25 mars, une résolution d’importance présentée par le Ghana. Le texte désigne la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage ainsi que l’esclavage fondé sur des critères raciaux comme constituant le « crime le plus grave contre l’humanité ».

La résolution a été approuvée par 123 États, tandis que trois s’y sont opposés et 52 se sont abstenus, dont la France.

Si la diplomatie française a mis en avant la portée de la loi Taubira adoptée en 2001, la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME) considère que cette reconnaissance historique doit désormais s’accompagner d’initiatives concrètes supplémentaires de la part de Paris.

L’institution appelle ainsi à ouvrir un cadre de discussions autour des questions de réparation, conformément aux recommandations adressées aux États membres dans la résolution onusienne.

À l’approche du 25e anniversaire de la loi Taubira, prévu le 21 mai prochain, la FME estime que l’exécutif français dispose d’une opportunité significative pour répondre aux attentes internationales en matière de reconnaissance, de vérité et de justice exprimées lors de cette adoption à l’ONU.

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