Dans le cadre des audiences en cours à Miami, les procureurs fédéraux ont présenté un ensemble d’armes à feu qu’ils relient à l’assassinat de Jovenel Moïse, survenu le 7 juillet 2021 à Port-au-Prince.
Un spécialiste en balistique du FBI, Theodore Chavez, a indiqué que certains projectiles retrouvés présentent des caractéristiques compatibles avec ceux tirés par une même arme, identifiée comme un fusil de type Palmetto Armory. Il a également précisé que la majorité des armes examinées étaient en état de fonctionnement, à l’exception d’un seul exemplaire sur les huit analysés.
Parmi les pièces versées au dossier figurent plusieurs catégories d’armement, notamment des fusils d’assaut, des armes de poing et des pistolets-mitrailleurs, incluant des modèles comme un Uzi ainsi qu’un fusil Galil portant des inscriptions attribuées à la Police nationale d’Haïti. Certaines de ces armes auraient été récupérées par les autorités haïtiennes après les faits.
De leur côté, les avocats de la défense remettent en cause la solidité des éléments présentés, évoquant des incertitudes liées à la conservation des preuves et l’absence de certains éléments techniques tels que des traces ADN ou des empreintes digitales.
Ce procès implique plusieurs personnes accusées d’avoir participé à la coordination ou au recrutement d’individus armés, notamment des ex-militaires colombiens, dans le cadre de l’opération qui a conduit à l’assassinat du chef de l’État haïtien.