L’ouverture du procès lié à l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse devant une cour fédérale de Miami a été marquée par un témoignage détaillé du médecin légiste haïtien. Le Dr Jean Armel Demorcy, chef du service médico-légal en Haïti, est venu exposer devant le jury les constatations faites après l’attaque du 7 juillet 2021.
Le spécialiste a expliqué avoir examiné le corps du chef de l’État plusieurs jours après les faits. Selon son témoignage, l’autopsie a permis d’identifier « une douzaine d’orifices d’entrée » provoqués par des projectiles.
Le médecin légiste a indiqué que la blessure mortelle provenait d’un tir ayant traversé les poumons avant d’atteindre le cœur. Il a précisé que ce projectile avait causé la destruction de l’organe vital, entraînant le décès.
Au cours de sa déposition, il a également décrit des lésions importantes au niveau de la tête, évoquant une déformation importante du crâne. Ces observations, selon lui, pourraient indiquer que certains tirs ont été effectués à très courte distance, voire après la mort.
Quatre accusés comparaissent actuellement devant la justice américaine pour leur rôle présumé dans le recrutement de mercenaires colombiens impliqués dans l’opération. De son côté, la défense met en doute la crédibilité de l’autopsie et évoque la possibilité d’irrégularités ou de corruption dans le processus d’expertise.