L’administration du président Donald Trump a officiellement porté devant la Cour suprême des États-Unis un recours visant à mettre un terme au Temporary Protected Status accordé aux ressortissants haïtiens. Plus de 350 000 personnes vivant aux États-Unis pourraient perdre la protection contre l’expulsion dont elles bénéficient actuellement.
Cette initiative intervient après plusieurs revers judiciaires essuyés par le gouvernement fédéral. Des juridictions inférieures avaient en effet suspendu la décision de mettre fin au programme, empêchant l’expiration du statut qui devait intervenir au début du mois de février.
La semaine dernière, une cour fédérale d’appel a donné raison à des plaignants haïtiens qui accusent le Department of Homeland Security d’avoir agi pour des raisons jugées discriminatoires en cherchant à supprimer cette protection. Parallèlement, l’administration américaine a demandé à la haute juridiction de lui accorder davantage d’autorité afin de mettre fin au TPS dans plusieurs procédures similaires.
Instauré après le séisme dévastateur qui a frappé Port-au-Prince en 2010, le programme permet aux ressortissants de pays en crise de résider et de travailler légalement aux États-Unis. Selon le Congressional Research Service, environ 330 000 Haïtiens bénéficiaient encore de ce statut en 2025, dont une grande partie installée en Floride.