Les Forces armées d’Haïti (FAd’H) ont décidé de mettre un terme aux dispositifs de protection rapprochée attribués à d’anciens responsables politiques ainsi qu’à certains hauts fonctionnaires. Cette mesure concerne 81 militaires actuellement affectés à ces missions.
Un mémorandum émanant du haut commandement fixe un délai de 72 heures pour que les soldats concernés quittent leurs fonctions et rejoignent leurs unités d’origine. Au-delà de cette échéance, les missions d’escorte et de garde seront automatiquement suspendues, avec la possibilité de sanctions en cas de non-conformité.
La décision vise un large éventail de personnalités, incluant d’anciens membres du Conseil présidentiel de transition, des ministres, des maires et d’autres hauts cadres de l’administration publique. Le chef du gouvernement en exercice ne serait pas inclus dans ce réajustement des dispositifs de sécurité.
À travers cette réorientation, l’institution militaire entend réaffecter ses ressources humaines vers des missions considérées comme prioritaires pour la défense nationale. Les autorités encouragent désormais les bénéficiaires concernés à se rapprocher de la Police nationale pour assurer leur protection, dans un contexte de réorganisation des responsabilités sécuritaires.